Wilson est chez House. Il est venu pour le déposer à l’hôpital.
Wilson : Ma proposition est annulée. Tu iras au boulot à pieds.
House : D’accord. Tu es moralement indigné. Mais on peut avancer un peu ? Parce que la suite est pas piquée des hannetons !
Wilson : Comment peux-tu justifier un truc pareil ??! Tu es entré par effraction dans le bureau de la psy de Stacy...
House : Je me suis fait ouvrir !
Wilson : ... et tu as volé toutes les notes qui la concernaient !
House (prenant un dossier) : Nan. Je les ai photocopiées ! « Mark est... », attention, je cite « réservé, passif, agressif, taciturne, comme s’il m’en voulait de pouvoir marcher » !
Wilson (consterné) : Je ne veux pas entendre ça.
House : Les assiettes dans l’évier, le siège des toilettes relevé, et elle pense qu’il n’arrête pas de penser à... j’arrive pas à lire... elle est obsédée par un grigri en mousse ou (passant le dossier à Wilson) par MOI ??!
Wilson (reposant le dossier) : Elle te traite d’ « emmerdeur fini ».
House : Oh c’est affectueux. (Il enfile sa veste) Et attends, (reprenant le dossier et indiquant un passage) y a mieux !
Wilson (lisant le texte, étonné) : Ils ne font pas l’amour ?!
House : ...
Ils sortent dans la rue.


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House : Pas de troubles fonctionnels mais il peut rien faire ! Alors il est frustré et elle se venge sur moi. Paperasses, séminaires, persécution et ingérence ...
Wilson : Mais tu as enfin la preuve qu’il te fallait. Tu vas remettre ce dossier personnel à Cuddy et elle verra que Stacy fait n’importe quoi. (Voyant House cherchant quelque chose des yeux sur le trottoir) Dis-le si je t’embête !
House : Nan, nan, je t’écoute en cherchant mon journal. Quelle efficacité hein ?!
Un homme (lisant un journal, adossé au coffre de la voiture de Wilson) : Par ici.
House et Wilson se retournent.
House (en soupirant) : Dr Wilson, je vous présente mon harceleur !
L’homme : Assez moyenne votre salle d’attente.
House : Il n’est pas question que je vous soigne !
L’homme (regardant les 2 hommes avec malice) : Parce que vous avez honte d’en être !
Wilson (troublé) : Ah... euh... non... on...on...on n’est pas ensemble hein...hein !
House : Il ne s’assume absolument pas ! (Prenant le journal des mains de l’homme) Bon. Faut vraiment qu’on y aille. (Se dirigeant vers l’avant de la voiture) On se voit après le boulot hein !
L’homme (Se postant devant House) : Nan, nan, nan, nan, nan, nan, nan. Personne n’arrive à trouver ce que j’ai comme maladie.
House (se résignant à lui faire un diagnostic rapide) : Votre chemise bâille à l’encolure, vous avez perdu du poids, vous êtes rouge, ça c’est la fièvre, et vous êtes visiblement essoufflé. Enfin, vous avez des lésions sur le visage, typiques du sarcome de Kaposi. Votre séropositivité s’est transformée en SIDA déclaré. Vous êtes malade parce que vous n’avez plus de système immunitaire. Bon, bah je peux m’en aller maintenant ??!!!
L’homme (empêchant House de s’éloigner en lui tenant sa canne) : Bien vu, sauf que... ce n’est pas mon système immunitaire !
House : Votre tête de camp de concentration n’est pas de cet avis !! (Tirant sur sa canne pour la récupérer) Faites vérifier vos lymphocytes T !
L’homme (tirant lui aussi sur la canne) : Ca vient d’être fait !
Wilson : Ils ont fait une recherche de lymphomes ?
L’homme : Résultats négatifs !
House (tirant toujours sur la canne) : Mais je suis sûr qu’un spécialiste du SIDA trouverait ça passionnant ! Maintenant, lâchez ma canne avant qu’elle devienne votre nouveau petit copain !!!
L’homme : Je veux bien l’épouser si vous regardez mon dossier !!
House : Le Congrès a dit non, alors...
House tire de plus en plus fort sur sa canne pour tenter de la récupérer, puis soudain, lâche tout. L’homme atterrit contre la voiture et s’effondre, respirant très difficilement. House ne bouge pas. Wilson examine l’homme.
House : Hey j’l’ai pas touché ...
Wilson : Il fait un choc anaphylactique.


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House est chez Stacy.
Stacy : Il faut que tu soignes ce type.
House : Médicalement, le cas n’a aucun intérêt. SIDA plus infections.
Stacy : Soigne-le, sinon il te poursuivra pour agression.
House : Mais c’est pas parce qu’il le dit que c’est vrai pour autant ! Tiens, regarde, (il lève les yeux au plafond) Je suis entouré de belles filles nues ! Tu les vois ?
Stacy lui apporte une tasse de café.
House : Quoique, de ce côté-là, tout n’est peut-être pas fichu ce matin ...
Stacy : Ah oui, j’oubliais. Le mercredi c’est le jour de la call-girl.
House : ... Tu me proposes de passer chez toi. Ton cher mari est, comme par hasard, absent...
Stacy : Mark est chez le kiné. Je suis coincée ici. J’attends le type de la dératisation.
House : ...
Stacy : J’ai vu un rat, hier soir.
House : Ah oui ... ? Je suis surpris ... que tes pieds touchent encore le sol.
Stacy : Je n’ai pratiquement pas dormi.
House (enlevant sa veste) : Mais qu’est-ce qu’il fout Mark ??! Si je me souviens bien, après l’ascension du Mont Gregory, t’aurais ronflé au milieu d’une chasse au phoque. Coups de massue, cris stridents !
Stacy (voyant House ouvrir le robinet de l’évier) : Qu’est-ce que tu fais ??
House : Excuse-moi, mais ça me rend dingue de voir ça.
Stacy : T’as horreur de faire la vaisselle.
House : Les gens changent ... (Tout en lavant une assiette) Je peux faire en sorte que tu dormes comme un bébé ce soir ...
Stacy : Ca va. Je crois que je vais me débrouiller.
House : ... Non, non, non. Je faisais allusion au rat !
Stacy : Trenton Pests nous envoie quelqu’un.
House et Stacy font maintenant la vaisselle ensemble.
Mark : Qu’est-ce qu’il se passe ?
House (se retournant en faisant mine de sursauter) : Awwh ! Oh euh... c’est... c’est... c’est pas ce que vous pensez hein ! Je... je sais qu’on a l’air de faire la vaisselle mais en fait euh... on s’envoie en l’air.
Stacy (à Mark) : On travaille.
Mark : Wouah ! Dommage que je sois pas médecin. La maison serait nickel.
Mark s’en va, un petit sourire en coin.
Stacy (à House) : Prends 10 min, soigne-le et arrête de pleurnicher !


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Wilson et House sont dans la pharmacie de l’hôpital.
Wilson : Si tu te trompes, les corticoïdes attaqueront son système immunitaire et son état empirera.
House (cherchant des yeux quelque chose sur les étagères, assis sur une chaise à roulettes) : Ah ça, pour le coup, ce serait intéressant ! Euh, où est la warfarine ?
Wilson : Si ton patient a un problème sanguin, le mettre sous anticoagulant risque de...
House : C’est pour le rat de Stacy ! C’est comme ça que je vais le faire crever.
Wilson : Ah essayer de tuer un animal pour essayer de reconquérir le cœur de sa belle ... ? C’est très « homme des cavernes » !
House : Je cherche pas à la récupérer. Je veux juste qu’elle admette ses sentiments pour moi. Après j’irai voir Cuddy, qui la foutra dehors ou l’enverra ailleurs, l’un ou l’autre, ça m’ira très bien !
Wilson (désespéré) : Si tu veux la récupérer, soit tu lui dis, soit, mieux encore, tu ne lui dis pas, et tu sanglotes sur l’oreiller comme tout le monde !
House (au téléphone) : Oui allô, ici Mark Warner, 1724 Spring S
treet. Inutile de nous envoyer votre gars, ça y est, on l’a eu. ... Non, envoyez la facture à l’hôpital de Princeton-Plainsboro, (lançant un regard à Wilson) à l’attention du Dr James Wilson. Oui.
Il raccroche et s’en va.


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House est de nouveau chez Stacy. Ils montent au grenier pour déposer la warfarine.
Stacy (indiquant un tuyau) : Il s’est sauvé par le conduit de chauffage.
House : La colère de Mark finira par retomber un jour ou l’autre.
Stacy : Il n’est pas en colère. Il ne t’aime pas. Rien de très original.
House (plein d’insinuations) : Il a pas l’air très cool non plus avec toi ...
Stacy : Ca va très bien avec moi.
House : Il est en colère. Il l’a dit en thérapie.
Stacy : Bien sûr qu’il est en colère, il en a pour des mois de rééducation.
House : Il est furax contre toi !
Stacy : Il ne peut pas avoir dit ça.
House (après un soupir) : Nan ... Mais c’est la vérité. Il t’en veut de pouvoir marcher.
Stacy : ...
House : Je suis passé par-là.
Stacy : ...
House : Je t’en ai voulu pendant très longtemps.
Stacy : Tu m’en veux toujours ?
Le portable de House se met à sonner. Il ne décroche pas.
Stacy : C’est peut-être l’hôpital.
Stacy quitte la pièce.


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House finit par décrocher, énervé.
House : QUOI ??!!!
Foreman : Ah ... On vous dérange ? Vous êtes où ?
House : Chez votre petite amie ! Et faites pas attention aux gémissements hein !
Chase : Trop de tissu cicatrisé pour savoir quelle infection a déclenché la reconstitution immune.
House (tout en préparant la boulette de warfarine) : Est-ce qu’il est fumeur ?
Cameron : Oui, et apparemment il ne fume pas que des cigarettes. La toxicologie est revenue positive pour les drogues euphorisantes.
House : Pas étonnant. Mais médicalement inintéressant.
Foreman : Son cœur a l’air hypertrophié.
House : C’est un effet secondaire typique de l’AZT. Quelles sont ses infections les plus récentes ?
Chase : Toxo, cytomégalovirus et pneumocystose.


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House, agenouillé, aperçoit alors le rat.
House (à voix basse) : On va partir du principe que c’est un des trois. Ganciclovir pour le cytomégalovirus...
Foreman : On vous entend à peine ! Où est-ce que vous êtes ??
House (toujours à voix basse) : Dans le placard. L’autre amant de votre petite amie vient de se pointer. Ganciclovir pour le cytomégalovirus, sulfadiazine pour la toxo, Bactrim pour la pneumocystose. Faut que je vous laisse, ça va saigner dans 2 minutes.
Il raccroche. Lentement, il attrape sa canne posée au sol, mais au moment fatidique, le rat penche la tête sur le côté, ce qui intrigue House au plus haut point.


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Foreman et House dans les couloirs de l’hôpital, tout en marchant.
House : J’aurais voulu votre avis sur un autre cas.
Foreman : On a un autre cas ??
House : Euh, c’est un client ... personnel. Le patient penche très nettement la tête sur le côté.
Foreman : Torticolis. C’est un sportif ?
House : Il ... court régulièrement.
Foreman : Des douleurs associées aux mouvements ?
House : Ah ça, il m’en a pas fait part.
Ils arrivent devant le distributeur de friandises. House tend la main vers Foreman, lui signifiant qu’il a besoin de monnaie.
Foreman (donnant de l’argent à House) : Meilleur des cas : Infection des poumons ou de l’oreille. Pire des cas : tumeur du tronc cérébral. Faites une IRM, un scanner et un bilan complet.
House : Ah ... Ca va être dur ... Pas d’assurance !
House s’en va, laissant Foreman dubitatif.


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House et Cameron arrivent en même temps à l’hôpital. House porte une cage avec le rat attrapé chez Stacy. Arrivés à l’étage où se trouve la chambre de Kalvin, leur patient, ils entendent une dispute provenant justement de cette pièce.
Kalvin : Sors de ma chambre !!
Un homme : Je t’interdis de me parler comme ça !
Kalvin : Compte pas sur moi pour me mettre à plat ventre !
L’homme : C’est pas ce que je te demande enfin !
Kalvin : Tu parles !!! (A Cameron, la voyant arriver dans la pièce) Je croyais que vous l’aviez pas prévenu ?!!
Cameron (étonnée) : Mais ...
House entre à son tour.
House : Oh vous occupez pas de moi, je regarde c’est tout.
L’homme (en essayant de quitter la pièce) : Oui, eh bien y a rien à voir !!
House lui barre le passage de sa canne.
House (lançant un regard vers Kalvin) : Et le mea culpa alors ?? Hier, il était tout « Pardon papa, je suis désolé » ...
Kalvin : Ca ne vous regarde pas !!
House : Ah ça, il fallait y penser avant de me courir après. Maintenant je suis intéressé ! (Au père) Alors, de quoi il doit s’excuser ? C’est vous qui l’avez viré.
Le père : Pourquoi j’aurais fait ça ?!
House : Oh je sais pas ... Parce que c’est dur de se vanter auprès de ses copains de chasse d’avoir un fils qui connaît tout George Michael ?
Le père : Vous délirez !!
House : Elton John ??
Le père : Ah ... !
House : C’est beaucoup plus simple de boire et de frapper hein ?! Ca explique qu’il vous haïsse. Et aussi votre cirrhose. Et aussi pourquoi plus je parle, plus vous transpirez. Ce que ça n’explique pas ... c’est pourquoi il vous doit des excuses. (Regardant Kalvin) Culpabilité résiduelle d’avoir osé partager son joujou avec d’autres garçons ??
Kalvin : Occupez-vous ... de ce qui vous regarde !
House : Avant de mourir, vous voulez faire la paix avec ce vieux réac ??
Le père (énervé) : Ecoutez, ça n’a rien à voir ! Strictement rien à voir avec ses penchants sexuels !! La seule chose que je lui reproche, c’est ce qu’il a fait à sa mère !
House : Quoi ? Il lui a piqué son look ??
Le père : Non. Il l’a tuée.
House : ...


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Wilson et House dans les couloirs.
Wilson : Donc, il va te falloir une nouvelle excuse pour aller rôder autour de l’amour de ta vie !
House : ...
Wilson : Tu pourrais frapper un autre patient ... ?
House : Oui, mais j’aime pas trop me répéter. Après, les gens vont dire que j’ai pas d’idées !
Wilson : Alors ça exclut de relâcher le rat pour pouvoir le rattraper.
House : Hors de question ! Steeve a besoin d’antibiotiques et d’un environnement non fumeur. Les cigarettes ont aggravé son infection.
Wilson : Quoi ... ? Parce qu’il est malade ?? Il risque de contaminer tout l’hôpital !
House : Son infection n’est pas transmissible aux humains. Mais comment j’ai pu passer à côté de la mycoplasmose ??! (House a remarqué quelqu’un dans la salle d’attente) C’était pas le père de Kalvin là ??
Wilson : Si. Je te rappelle que la peste noire a commencé avec les rats !
House : Qu’est-ce qu’il fout dans le hall ?? On fait la biopsie à son fils ??
Wilson : Il refuse d’aller dans la chambre. Il peut avoir des tas de trucs : parasites, infections bactériennes...
House (pensif) : Kalvin n’a pas de parasites.
Wilson : Pas Kalvin, le rat !
House : Il continue à transpirer ?
Wilson : Les rats transpirent par la queue ...
House : Pas le rat, le père !
House pense avoir trouvé la solution. Il fait demi-tour et se dirige vers la salle d’attente.
House : D’où ils sont ?
Wilson : Du Montana. Pourquoi ??
House (toujours en s’éloignant) : T’avais raison. C’est un parasite. Annule la biopsie, ça le tuera !
Il frappe à la vitre de la salle d’attente avec sa canne.
House : Hey papa ! Venez avec moi.
Le père : Euh... j’entre pas là-dedans.
House : Votre fils souhaite vous parler.


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House, Kalvin et son père.
Kalvin : Qu’est-ce qu’il fait là ?!
House (en refermant la porte vitrée) : Il a un truc à vous dire !
Le père : Ahah ...
Le père veut sortir mais House reste devant la porte.
House : Vous avez déjà chassé ensemble ? Le renard ? Vous avez tué des renards ?
Le père : Dans le Montana, ça risque.
House (se dirigeant vers Kalvin) : Les masses vues au scanner ne sont pas des tumeurs. Ce sont des kystes dus à un parasite. L’échinocoque. Lequel, quand on touche un renard, saute, s’accroche à vous pendant des décennies. Ils poussent, se reproduisent, font du shopping, montent des pièces de théâtre ...
Kalvin (las) : On m’a fait des tests pour les parasites.
House : D’accord ! C’est un cancer. Vous êtes content ?? ... Alors les kystes isolent les parasites. Leur présence devient indétectable que ce soit dans les selles, dans le sang ou au scanner...
Le père (sur le point de sortir) : Bon, vous n’avez pas besoin de moi pour ça hein !
House : Sauf que vous avez la même chose au foie.
Le père se retourne.
Le père : J’ai une cirrhose !
House : Les kystes sur le foie donnent aussi ce genre de symptôme. Plus, en cadeau, la fièvre. Et ces kystes-là peuvent être décelés. Votre diagnostic pourrait confirmer celui de Kalvin. Alors, option A : on fait une prise de sang...
Le père : Non, non, non, non, non ! Vous ne me touchez pas !
House : C’est pour ça que j’avais besoin que vous soyez là. Je veux que vous disiez à votre fils que vous n’êtes pas prêt à vous soumettre à une petite prise de sang indolore pour lui sauver la vie.
Le père : ... (Se rapprochant du lit de son fils) Tu n’as ... jamais exprimé le moindre regret ... pour ce qui est arrivé à ta mère.
Kalvin : Oh papa ...
Le père : Il aurait suffit que tu mettes une capote. T’aurais rien eu. T’aurais pu la sauver ! Et tu serais pas allongé, là.
House : Ouaaais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, bon, ça va, j’ai pigé ! Vous lui en voulez à mort d’avoir risqué bêtement sa vie et détruit tout ce que vous aimiez. On va pas y passer la nuit ! Vous lui faites des excuses ??
Kalvin : Je mène ma vie exactement comme je l’entends.
House : Alors, on la fait cette prise de sang ??
Le père : Il n’en a rien à foutre ! Tant pis pour lui !!


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House : OK ! Option B : pourquoi elle s’est suicidée votre femme ? Elle vous détestait ?
Kalvin : Elle était diabétique, elle s’est pas suicidée.
Le père : Vous ne savez rien ! Vous ne connaissez pas ma Susan !
House : Soit Susan voulait en finir, soit non seulement elle était grosse, mais en plus de ça elle était bête. Overdose de bouffe ! Et les filles dotées d’un gros appétit sont des voraces qui ne se rassasient jamais de rien.
Kalvin : Vous allez la fermer !!!
House : Elle a dû s’envoyer tous les chiens chauds du pays...
Le père (hors de lui) : LA FERME !!!
House : ... j’suis peut-être pas assez clair ? Je parle pas de sandwich à la saucisse...
Le père : ESPECE DE ...
Le père de Kalvin envoie une droite à House en plein visage.
Le père : ... SALOPARD !
House atterrit contre la fenêtre.
Le père (prêt à se battre) : Allez ! Vas-y !!!
House (remis de ses émotions) : Merci. Maintenant, je peux faire ça !
Et il donne un bon coup de canne dans le foie du père de Kalvin.
House (à l’intention des infirmières) : Vite ! De l’épinéphrine !
Kalvin (atterré et ayant du mal à respirer) : Vous êtes complètement malade !
House : Je croyais que vous en aviez rien à cirer ??!
House se retourne vers le père, adossé au mur, visiblement mal en point. House lui met alors sa canne sous la gorge.
House : Vous voyez, vous pouvez plus respirer ! Alors, soit c’est à cause de la canne, soit je viens d’exploser un de ces fameux kystes au foie dont je vous ai parlé et vous allez faire un choc anaphylactique, exactement comme votre fils quand il est tombé sur la voiture de mon copain par accident. Vivement qu’on sache, j’en peux plus d’attendre !
House s’écarte de l’homme qui tombe le long du mur.
House : Je vais demander qu’on prépare le bloc.


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Cuddy a convoqué House dans son bureau. Il s’amuse avec un merle en plastique.
House : 2 interventions réussies, 2 vies sauvées. J’ai dépassé mon quota ! J’ai droit à des vacances ?
Cuddy lui retire son joujou des mains.
Cuddy : 2 membres de la famille agressés.
House : Mais c’était de la légitime défense !
Cuddy : Vous l’avez allumé.
House : C’est vrai. Je n’ai eu que ce que je méritais ... Le décolleté plongeant, les talons de 12 cm ...
Cuddy : Quoi qu’il en soit, il risque de vous poursuivre en justice.
House : ...
Cuddy : Allez voir Stacy.
House : OK !
Il se lève et se dirige vers la porte.
Cuddy : Comment ça « OK » ?? Pas de hurlements indignés ? De paroles injurieuses ? De vêtements mis en pièces ?
House (observant son T-shirt) : Hmmm... non, j’adore mon T-shirt !
Il sort.


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House ouvre la porte du bureau de Stacy.
Stacy (avec un sourire) : Tu as encore agressé un patient.
House : Euh ... oui, bien sûr. Obligé. C’est lui qui a commencé.
Stacy : Cuddy avait omis ce détail.
Elle se lève pour aller vers lui.
Stacy : Fais voir.
House : C’est moi le docteur.
Stacy (tâtant la mâchoire de House) : Mon intérêt est professionnel. Ca a l’air d’aller. Ca fait mal ?
House : Un peu.
Stacy : Il te faut de la glace.
House est visiblement là pour parler d’autre chose.
House : Impossible que Mark ne sache pas ...
Stacy, qui est en train de prendre de la glace dans son frigo, se retourne assez brutalement.
House : ... à propos de la cigarette !
Stacy : S’il le savait, il me l’aurait dit.
Elle lui applique un torchon rempli de glace sur la mâchoire.
House : Alors c’est forcément qu’il te touche pas.
Stacy : ... On va très bien.
House : Ca doit pas être facile.
Stacy : Arrête un peu de remuer.
Silence.
House : Pourquoi tu me mens ? Ca t’avance à quoi ?
Stacy : Je ne mens pas.
House : ... Je m’en fiche totalement. Mais il ne te touche pas, alors admets-le !
Stacy : Il n’y a rien à admettre !
House : Je le sais !!
Stacy (dubitative) : Tu sais si je fais l’amour ou pas ? Tu peux le sentir comme la cigarette ?
House : ...
Stacy : Il n’y a que 2 personnes qui savent ce qui se passent entre Mark et moi : Mark et moi.
House : Je te connais, c’est tout.


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Stacy (après un bon moment de réflexion) : Moi aussi, je te connais. Tu es sûr de toi, arrogant, et quand tu affirmes quelque chose, c’est que tu as des preuves. (Une colère sourde commence à monter en elle) Il y a une autre personne qui est au courant. Je t’ai dit que je voyais le Dr Harper. Tu t’es introduit dans son bureau et tu as lu mon dossier.
House ne dit rien mais semble démasqué.
Stacy (extrêmement déçue, triste et en colère) : Tu as lu mon dossier ?!
House : ...
Stacy (les larmes aux yeux) : La vaisselle, cet intérêt soudain p... cette façon d’agir comme un être humain ... (Elle serre le torchon) Tu ... En fait, tu m’as manipulée depuis le début !
House (assez mal à l’aise) : Tu savais que j’avais un plan ... à la minute où ... j’ai versé du produit vaisselle sur la grattounette ! Tu aurais pu me virer ...
Stacy retourne à son bureau.
House : M’ignorer. Ou trouver un autre chasseur de rat. Tu n’as même pas dit à Mark que je venais. (La fixant) Tu as laissé faire parce que tu veux être avec moi !
Stacy : Non. Je ne veux plus.
House : ...
Stacy : Va-t’en.
House baisse les yeux.


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