House : ATCHHOUM !!!!! Les portes de l’ascenseur du hall d’entrée
de l’hôpital s’ouvrent. House en sort avec une boîte
de mouchoirs en papier sous le bras. En passant près d’une
poubelle, il jette son mouchoir usagé. Wilson vient à
sa rencontre. Wilson(un dossier à
la main): House ! J’ai besoin de toi. House(parlant du nez)
: Ah debain, là, je rentre chez boi. Wilson : Rhume des foins
? House : Tu serais pas
bédecin toi ?? Wilson : 2 minutes. House(jetant un œil
au dossier que tient Wilson) : Le petit truc violet sur
le dossier ça veut dire que le patient est l’un des tiens.
Ce qui veut dire cancer, ce qui veut dire largebent plus de 2 binutes. Wilson : D’accord,
je t’ai menti : 30 minutes. House est sur le point d’éternuer
à nouveau ... mais rien ne vient. House : ... Les bystères
de la vie ! Wilson : Essaye de la
difenhidramine. House : J’en ai
déjà pris 1000 billigrammes. House éternue. Wilson : Un hammam ? House(faisant l’étonné)
: Ben Jimmy ?!! (Se retournant pour partir)
On en reparlera debain. Wilson : J’ai une
petite cancéreuse de 9 ans. Rhabdomyosarcome alvéolaire. House se retourne vers lui. Wilson : Là, t’es
battu avec ton petit nez bouché. House : Bas encore.
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L’équipe
de House est dans la salle de diagnostics. Ils ont Andie, la petite
fille atteinte de cancer, pour patiente. Cameron (lisant un dossier)
: 5 grosses interventions, greffe de moelle osseuse, 14 séries
de séances de chimio et de rayons. Chase : A sa place, je
resterais chez moi devant la télé plutôt que de
m’allonger sous un microscope. Dans le bureau de House on entend un éternuement.
House les rejoint. House : Soyez tranquille.
S’il vous arrive quelque chose on lèvera pas le petit doigt.
Diagnostic différentiel ? A vos marques, prêts... Foreman : Les hallucinations
peuvent être dues à... House : OH ! Faux départ
... Paaartez ! Foreman : Neurotoxicité
latente de la chimiothérapie. Cameron : Nan. La dernière
séance remonte à 2 mois. Ce serait apparu avant. Chase : Génétique
peut-être ? Foreman : Non. Rien du
côté de la mère. Cameron apporte à House une tasse de
thé. Foreman : Le père
l’a quittée quand elle était enceinte. Rien non
plus, il est nickel. House : Un garçon
en or ! Chase : Une maladie du
greffon contre l’hôte, consécutive à la greffe
de moelle osseuse. L’infection aurait pu remonter au cerveau d’où
les hallucinations. Foreman : Y a absolument
rien aux analyses. House (examinant des scans
du cerveau de la patiente) : Mais là où il
y a infection, il y a inflammation des méninges. Foreman : L’angio
ne révèle rien d’anormal au niveau des méninges. House : Exact ! Faites
un bilan toxicologique et une IRM. Foreman : On peut faire
ça, si vous choisissez d’ignorer tout ce qu’on vient
de dire ! House : Je choisis ça. Cameron : Une intoxication,
chronologiquement, ça n’a aucun sens. House : Y a une troisième
possibilité : la gamine a tout inventé de peur de se faire
disputer parce qu’elle avait cassé le miroir. Mais il n’y
a aucun test pour ça. Alors... toxicologie, IRM ... Et vous (désignant
Cameron), n’approchez pas la patiente. Cameron : Qu’est-ce
que j’ai fait ??! House : Oooh ... Vous
allez être toute douce et toute gentille avec cette pauvre petite
mourante et vous faire aimer d’elle. Et pour finir, vous demanderez
à l’adopter. Euh Chase, occupez-vous de la mère.
Dites-lui que sa fille devrait rester devant la télé et
mourir, mais que vous allez quand même tenter quelque chose, c’est
plus fort que vous. Un truc de médecin ! House avale une gorgée du thé
en faisant une grimace. House : C’est QUOI
cette mixture ???!! Cameron : Thé au
gingembre et à la noix. House : ... Délicieux
!
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Quartier
des consultations. House s’approche du comptoir derrière
lequel se trouve une infirmière. Cuddy n’est pas loin,
occupée avec des dossiers. House : Oh... Vous avez
vu l’heure ? Ca fait déjà 20 minutes que je devrais
être parti. L’infirmière
: Ca fait seulement 20 minutes que vous êtes là. House(se penchant au-dessus
du comptoir pour attraper un mouchoir) : Ne me dites pas
que j’ai battu mon record ?? L’infirmière(lui
tendant un dossier): Il y a un patient en salle
n°1. House : Je suis malade
! Je rentre. Cuddy : Prenez de la loratadine
! House : Parce que vous
êtes médecin maintenant ?? L’infirmière(avec
un petit air malin) : Le patient a demandé un homme. Cuddy : Vous en êtes
toujours un, non ?? House : J’ai pas
le droit. Le syndicat m’interdit d’examiner une gonorrhée
une heure avant le déjeuner. Cuddy : Salle n°1. Cuddy s’en va. House(à Cuddy)
: C’est sexiste et c’est dangereux pour vous ! Si on permet
aux gens de choisir le sexe de leur médecin, vous allez vous
retrouver au chômage ! Cuddy (en se retournant)
: Salle n°1 !
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House se rend finalement dans la salle n°1
où le patient l’attend, debout, avec une revue cachant
le bas-ventre. House : Gorge irritée
? Le patient pose la revue sur la table d’examen
laissant apparaître une grosse tache de sang sur son pantalon
au niveau de ses parties génitales. House : Ah c’est
pas une angine ... C’est vrai que c’est pas évident
les braguettes ... Vers le bas, vers le haut ... c’est compliqué,
faut dire ce qui est ! Le patient(très gêné)
: Ma... nouvelle petite amie... n’était jamais sortie avec
un garçon... qui ne soit pas circoncis. Elle était plus
trop d’accord et... House : Ah ah ... Et vous
vouliez que la donzelle se sente toute gemutlicht ! D’accord,
on va regarder ça. House se retourne pour fermer le store tandis
que le patient baisse son pantalon. House (voyant ce que le patient
s’est infligé) : Aahoaaoaaah !!! Le patient : Euh... j’ai
pris un cutter et euh... House : Exactement comme
Abraham ? Le patient : Je l’ai...
stérilisé parce que euh... parce que... c’est ce
qu’il faut faire je cr... House(atterré de
voir ce que cet homme s’est fait) : Ne dites plus
rien ! Je vais appeler un spécialiste en chirurgie reconstructrice.
Remettez le bonbon dans l’emballage !
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House
sort du quartier des consultations et s’apprête à
sortir de l’hôpital. Son équipe le rattrape. Foreman : House ! House ne s’arrête pas. Foreman : Hey ! HOUSE
! House lève les yeux au ciel. Foreman : Les examens
d’Andie n’ont rien révélé. Ni infection,
ni neurotoxine. House se retourne, la mine fatiguée.
Il donne sa canne à Cameron, pose son sac et envoie sa boîte
de mouchoirs à nouveau à Cameron. House(lisant les résultats
des examens) : La saturation en oxygène est à
94 %, vérifiez le cœur. Foreman : La saturation
en oxygène est normale ! House : La normale c’est
95 %. Foreman : 1 % de différence
c’est pareil. House : Si y avait une
différence de 1 % dans son ADN ça serait un dauphin ! Foreman, Chase et Cameron se regardent mais
ne répondent pas. House : On a une patiente
qui, pour des raisons qui ne sautent pas aux yeux, a des hallucinations.
Alors, vu que ça ne saute pas aux yeux, on va prendre une loupe
!
[...]
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House
et Wilson discutent tout en marchant dans les couloirs de l’hôpital. Wilson : Courageuse cette
petite. C’est elle qui remonte le moral de sa mère. House : Mûre, courageuse
... C’est une merveille ! Wilson(ne comprenant pas
l’attitude de House) : C’est quoi ton problème
??! House : Roh, ces enfants
cancéreux, on peut pas tous les mettre sur un piédestal.
Forcément, dans le lot, il doit y avoir quelques petits morveux
pleurnichards ! Wilson : T’es vraiment
incroyable !! House : Et si y en a pas
un seul qui a le trouillomètre à zéro eh ben euh...
ça veut plus rien dire d’être courageux ! Wilson : Andie affronte
la plus horrible des situations avec dignité et on ne devrait
pas l’admirer ??! House : Tu vois de la
dignité parce que tu veux en voir ! Wilson : Et tu n’en
vois pas parce que tu refuses de voir Andie ! House : Mais l’idolâtrer
c’est pathologique chez les gens comme toi ! Vous voyez des choses
admirables là où y a RIEN ! Wilson : Oui, c’est
nous les méchants ... House : Bah tu vois des
choses admirables là où tu ne devrais même pas regarder
! Comme Debbie, à la compta ! Wilson : Hum... elle est
sympa. House : Tu devrais pas
le savoir, tu es marié ! Wilson : Oui, bon alors,
cette petite fille condamnée, je ne devrais pas l’aimer
? C’est ça ? House : Dès qu’on
est condamné, tout le monde vous adore !! Wilson : Toi, tu as bien
une canne et personne te supporte !!! House : Je suis pas condamné,
juste pathétique ! Et t’imagines pas le nombre de conneries
qu’on me pardonne (il lève sa
canne) grâce à ça ! Il s’en va, laissant un Wilson consterné.
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House
et son équipe ainsi que Wilson sont dans la salle de diagnostics.
[...] Wilson : [...] Une tumeur
de la taille d’une pieuvre sur le cœur d’une petite
fille ne peut pas être une coïncidence ! Cameron : Elle n’est
pas en bonne santé. Elle ne l’a jamais été. Wilson : C’est quoi
votre théorie alors ? Son corps est bon à jeter ? Mauvaise
fabrication ?? Il n’y a rien qu’on puisse récupérer
?? House : La tumeur, c’est
euh... l’Afghanistan. Le caillot, c’est euh... Buffalo.
C’est assez clair ou il faut que je développe ? Wilson, Foreman, Cameron et Chase
: ... House : Bon d’accord.
La tumeur, c’est Al-Qaïda. Le grand méchant loup,
la tête pensante. On y est allés, on a tout nettoyé,
mais ils avaient déjà envoyé un groupe de terroristes,
une petite cellule de sous-fifres surentraînés, vivant
tranquillement dans la banlieue de Buffalo, prêts à tous
nous zigouiller ! Foreman : Vous essayez
de nous dire que la tumeur a envoyé le caillot avant qu’on
la retire ? House : Ah je suis un
excellent pédagogue !! ... Angio cérébrale avant
que le caillot ne s’attache une ceinture d’explosifs ...
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House
entre dans le bureau de Cuddy. Il a une demande spéciale à
lui faire. House(restant dans l’entrebâillement
de la porte) : Euh, c’est toujours illégal
de pratiquer une autopsie sur quelqu’un de vivant ? Cuddy : Vous êtes
raide ???!! House : Si on est mardi,
je suis raide déf ! Cuddy : On est mercredi. House : Alors tout va
bien. (Il s’avance vers le bureau de
Cuddy) Je voudrais provoquer un arrêt cardiaque hypothermique.
(Il lui tend un dossier) On fait un pontage à la
patiente, on lui pompe 2 litres de sang et on lui perfuse le cerveau
tout en lui faisant une IRM. Cuddy : Vous voulez simplement
la tuer !! House : Oh, pas longtemps.
Je la ressuscite après. Cuddy : Bon !! Ben dans
ce cas allez-y ! Pourquoi on s’embête à discuter
? House : Elle sera morte
dans un jour si on ne fait rien ! Une semaine maxi ! Et là, pas
question de la ressusciter ... Cuddy (lui tendant le dossier)
: Il nous faut l’accord de la Santé Publique pour les techniques
chirurgicales servant à établir un diagnostic. House : Oui, (il
s’assoit, sans reprendre le dossier) si on faisait
quelque chose d’agressif, mais là y a rien d’agressif,
c’est... (il éternue presque)
je vais pas du tout lui ouvrir le crâne. Seulement chercher un
caillot ! Cuddy : C’est pas
agressif ??! Vous voulez la tuer !! House : Bon, on va pas
chinoiser ! Si ça marche on la sauve !! Après un petit temps de réflexion,
Cuddy finit par accepter. Cuddy : La mère
doit absolument comprendre qu’il y a absolument très peu
de chances que ça réussisse. House : Je vais dire à
Wilson de lui passer le message.
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House
est occupé à son bureau à couper à l’aide
d’une lame de rasoir on ne sait trop quels cachets. Wilson arrive. Wilson : J’espère
que ton petit cocktail ne te débouchera pas... que le nez. House : Antihistaminiques.
C’est un nouveau mode... d’administration. Une histoire
de barrière hémato-encéphalique. Wilson : L’important
est que ça aille vite hein ?! D’être toujours en
mouvement, sans jamais se poser. Wilson(observant comment
s’y prend House) : T’as une bonne technique
! House : J’ai toujours
aimé les travaux pratiques. Wilson : ... C’est
l’heure. House : Je suis un petit
peu pris là. Wilson : Andie rentre
chez elle. House : Oui. La parade
des braves petites boules à zéro de fête foraine
... Désolé, mais je vais pas pouvoir. Wilson : J’ai lu
le compte-rendu du chirurgien. House : Oui. Wilson : Le caillot n’était
pas du tout près de l’amygdale. Autrement dit, le centre
qui commande la peur marchait parfaitement. House(toujours occupé
à réduire ses cachets en poudre) : Oui. Wilson : Oui. Autrement
dit, son courage n’était pas un symptôme. House : Oui ! ... Je me
suis gouré. C’est une authentique sainte prête à
se sacrifier. Dont la vie ne va plus être qu’un horrible
martyre, qu’elle endurera de façon stoïque, pour que
sa mère ne pleure pas en permanence. Franchement, je me sens
plein de joie ! House aspire par le nez la poudre obtenue. House : Wouaaah ! Wilson : Elle aime la
vie plus que toi. House : Ouais. Wilson : Elle a volé
un baiser à Chase. Tu as fait quoi ces temps-ci ? House : Je me ménage.
Faut dire que j’ai du temps à revendre, moi ! Il avale des comprimés avec du lait. Wilson : Tu mourras peut-être
avant elle. Wilson sort.